Retour au Japon

Auteur : Yaume
Date : Avril 2013
Lieu(x) : Tôkyô, Hakone et Kyotô (ainsi que Nokogiri, Osaka et Arashiyama)

Il s’agit d’un voyage en 2013 organisé par Autrement le Japon. Une association qui s’occupe d’organiser des voyages dans divers pays avec un concept intéressant puisqu’un forum met en relation les participants et les organisateurs des mois avant le voyage. J’ai connu cette association par un ancien collègue et camarade de fac. Ayant déjà eut l’occasion de partir avec eux en 2007 J’ai décidé quelques amis pour un nouveau voyage. Il s’agit cette fois d’un voyage en 2 parties : Tôkyô d’abord puis Kyôto avec une nuit intermédiaire à Hakone.

Le voyage – Tôkyô et alentours

6 et 7 avril – Départ, voyage et arrivé

Pour ce retour au Japon nous sommes un groupe de 6 personnes. Pour Furax, Mr. Houille et moi-même il s’agit bien d’un retour puisque nous avions déjà découvert Tôkyô lors du voyage précédent (Voyage découverte 2007). Pour Laurent, Céline et Nathalie c’était une première. Comme en 2007, nous sommes parti avec Autrement le Japon (ALJ).

Paris

Paris

Départ le samedi 6 avril en début d’après midi. Pour les 4 nordistes, c’est une navette belge qui vient nous chercher chez nous l’un aprés l’autre et direction l’aeroport de Roisy Charle de Gaulle où nous rejoignent Mr. Houille et Nathalie. Vient l’embarquement avec ALJ où je retrouve une connaissance, Krzys, un ancien collègue et grand participant d’ALJ. Le décollage à lieu vers 23h30. Arrivé à Narita le lendemain après 12 heures de vol et 7h de décalage ;-). Donc vers 18h00 ;-). Direction les hôtels. En premier le Toyoko Inn d’Ikebukuro, le notre. On y arrive passé 21h00. Dépôt des bagages et première sortie libre dans Tôkyô sans Nathalie qui préfère rester dormir. Objectif resto !

Nous sommes dans le quartier d’Ikebukuro à 5 minutes de la gare (sortie Nord). En 2007 nous avions visité le quartier mais pas dans cette partie. C’est un quartier avec des immeubles relativement peu elevés et qui est composé de beaucoup de restaurants. A noter que dans ce genre de quartier, les boutiques ne sont pas qu’au rez-de-chaussée. On y gagne faire attention aux pancartes, ascensseurs et escaliers.

Ikebukuro

Ikebukuro

Première surprise des nouveaux avec Céline : « On n’oserait pas se promener comme ça chez nous. ». En effet malgré une nuit noir et l’heure avancée, on croise beaucoup de monde en petit groupe ou seul qui se promène très sereinement.

Ramen qui piquent !

Ramen qui piquent !

Nous avons pris le premier resto rencontré. Une petite gargotte fort sympatique. Un « Miso set » pour Furax, céline et moi-même. Pour les gens ayant déjà tester à l’Higuma (Paris, rue st-Anne) c’est fort ressemblant … mais encore mieux. C’est un bol de ramen (soupe de pâtes) avec à coté des gyozas (raviolis farci au choux frit). Excellent. Laurent avait pris une variante avec des pâtes plus plates et plus lourdes mais surtout avec un bouillon rouge piment. Attention danger ! Mais excellent !

8 avril : Asakusa

Vue de la fenêtre de l'hôtel

Vue de la fenêtre de l’hôtel

Reveil pas trop tard vers 8h30. Un peu décalé mais ça va. Découverte du quartier de jour via la fenêtre. Petit déjeuné à l’hotel : Onigiri (boulette de riz), soupe miso, genre de petite brioche et café (enfin c’était appellé café). Le temps est beau mais un peu frisqué. Départ pour Asakusa.

Asakusa

Asakusa

Et oui, pour le premier jour, nous avions décidé de retourner dans le quartier de l’hôtel Sakura de 2007. Pas pour l’hôtel bien sûr. Mais pour le Sensô-ji (temple) et ses boutiques. J’avais notamment envie de faire les jardins du temple que j’avais regretté d’avoir loupé en 2007. Yamanoté,

Nakamise-dori

Nakamise-dori

Tsukuba Express, les vieux reflexes reviennent vite. Etonnamment, nous avons très vite retrouvé la route pour le temple. Nous avons reconnu les échoppes qui étaient plus ouvertes et plus animées. La période de l’année surement … enfin non mais chut c’est une surprise ! Voici que se profile les boutiques touristiques de l’allée menant au Sensô-ji, la Nakamise-dôri. Il y a foule. Au final, nous n’avons malheureusement pas eut le temps d’y faire beaucoup d’achats.

 

Stands

Stands

Quelques cerisiers en fleur plus loin et nous voici aux abords du temple. Mais quels sont tous ces stands et cette agitation. Ces stands me rappelle quelque chose. En effet ils ressemblent à ceux de Katsûra lors du Hina Matsuri de 2007. Serait-on par hasard tombé dans un festival ? Et oui ! Ce 8 avril c’est le Hana Matsuri, le festival des fleurs. Ce jour célèbre l’anniversaire de Bouddha. Au franchissement de la Hôzômon, la « porte de la salle aux trésors », on nous remet à chacun une fleur emballée.

Pagode à 5 étages

Pagode à 5 étages

Le Sensô-Jî est un temple bouddhiste dédié à la déesse Kannon (bodhisattva indi Avalokiteśvara. Au tibet, le dalaï-lama est considéré comme une de ses émanations). Ce temple a été terminé en 645 après JC.
Le regard est d’abord attiré vers le hondô (batiment principal). Magnifique et trés bien renové, on dirait qu’il est neuf. Cette année, il était ouvert. On pouvait voir les Japonais faire la queue pour aller prier.
De ce batiment, en se retournant, le regard accroche la pagode à 5 étages, malheurusement reservée aux croyants.

Pour plus d’information, je vous recommande vivement la lecture de l’article  Sensô-ji & Asakusa-jinja.

Sensô-ji

Anniversaire de Bouddha

Anniversaire de Bouddha

Dans la cour, on remarque 3 éléments : la fontaine de purification, un encensoir et un temple portatif. Les 2 premiers sont là à demeure.  Dans l’encensoir sont brulés des batons d’encens dont la fumée aurait des pouvoirs bénéfiques sur les parties du corps qu’elle touche. Aussi les japonais dirigent avec leurs mains la fumée vers les parties de leur corps qu’ils veullent guérrir, renforcer ou préserver. Le temple portatif n’est pas là en permanence est à été sortie pour l’occasion (nous avons d’ailleurs vu les prêtres le rentrer dans un batiment). Il comporte une petite statue que les japonais lave en lui versant de l’eau dessus.

 

Céline tirant un mikujiLes boutiques d’articles religieux sont ouvertes. On y trouve par exemple des portes bonheurs. Céline et moi-même avons d’ailleurs tester les présages. Nous avons mis chacun 100 yens dans une boite, et nous avons ouvert un petit tiroir dans lequel se trouve un mikuji. Il s’agit d’une petite feuille ou est inscrit un présage. Heureusement, au dos, il y a la version anglaise. Bon et bien 2 mauvais présages. Il s’agissait de conjurer cela. C’est à dire d’attacher le bout de papier à un arbre. Ou, plus exactement à un support prévu à cette effet pour ne pas abimer les arbres.

Senso-ji - TombesNous nous sommes baladé dans un périmètre plus important qu’en 2007 et avons pû voir des jardins publiques comportant des monuments comémauratifs et des tombes. Ainsi que d’autres batiments : le Yakushidô, l’Awashimadô, le Chingodô, le Denbôin et le Zenizukajizôdô.

Porc pané à la sauce brunePendant tout ce temps le soleil est bien monté au zénith et nous commencions à avoir un peu chaud. Heureusement c’était l’heure de manger. Nous avons remonté la Nakamise-dôri jusqu’à la Kaminarimon, la « porte du tonnerre ». Où nous connaissions l’existance d’une excellente Izakaya. Malheureusement elle était fermée (ouverte uniquement le soir). Nous avons chercher un bon momment avant de trouver un restaurant sympatique qui avait l’habitude des Gaijins. Bon on n’a pas tout compris leur système de ticket … mais nous les soupçonnons de s’être trompé. J’ai pris du porc frit avec une grande bière. Miam !

Jardin, vue sur le lac

Jardin, vue sur le lac

Pagode depuis le jardin

Pagode depuis le jardin

Aprés ce bon repas, retour au temple. Plus précisement aux jardins payants. Nous avons fini par les dénicher (en fait il suffisait de suivre le dessin à l’entrée du temple). Avant d’y accéder nous passons par une exposition sur le thème du cheval. Il me semble que le sujet était « le cheval et le temple ». Mais bon c’était pas notre objectif. Ce petit parc construit autour d’un lac est trés joil. Certaines des plus belles photo temple/parc ont été prises là. Ce parc comprennait un petit salon de thé. Mais arrivant tout juste au japon, je n’ai pas ossé en prendre.

Aprés cela, déjà bien fatiguer par une trés bonne première journée au Japon, nous avons pris une petite boisson en terrase d’un établissement du coté du restaurant. Il faisait un peu frais à cause d’un petit vent.

Tôkyô Skytree

Tôkyô Skytree

J’ai parlé d’une trés bonne première journée ? Mais elle n’est pas finie ! En route pour la Tôkyô SkyTree. A pieds bien sûr et en passant par la flamme de Stark. Mais cette tour, quoi donc que c’est ? C’est une tour de télévision. En effet la Tôkyô Tower dont c’était le rôle jusqu’alors était plus petite que les nouveaux grattes-ciels. Aussi en fallait-il une plus grande pour les diffusions télévisuelles. Ainsi a été inaugurée en 2012 la Tôkyô Skytree de 364 mètres. Bon c’est un beau monument mais c’est super cher pour y monter. 3000 yens pour le premier étage (350m) et un suplément pour le second (450m). En plus il y a une mega file d’attente … Joker. Aprés être rentré en France j’ai vu un reportage qui montrait la vue et je regrette quand même de ne pas y être monté. Avec Laurent, je suis quand même monter dans la partie gratuite et j’en ai profité pour faire des essais de mon objectif 300.

AKB48 Cafe

AKB48 Cafe

Au retour, passage par Akihabara. Mauvaise idée : on était trop fatigué pour en profiter. J’ai quand même été content de voir le AKB48 café & shop (AKB48 est un groupe de musique). Nous en avons profiter pour aller manger au dernier étage du Yodobashi (énorme magasins High-Tech). Petite difficulté pour choisir le restaurant. Nous avons finalement atterri dans le pire choix pour Laurent ;-). Un restaurant italien. Mouais bon bof. Heureusement le désert était bon. Un gâteau banane/caramel pour moi.

9 avril : Tôkyô secret

Départ le matin pour l’excursion ALJ « Tôkyô Secret ». Nous étions tous de l’excursion. Le rendez-vous était à une station de métro de Chiyoda-ku. Aprés une difficile recherche de la bonne sortie de la gare, nous y avons rencontré pour la première foi notre guide japonnais de Tôkyô, Kenji. Il y avait aussi d’autres personnes d’ALJ : Hélène, Anne-Camille, une autre Céline lilloise également, Carine, Bastien, Michaël et  Thibault.
Kenji a commencé par nous expliquer un peu le déroulement de la journée en faisant le parallèle entre une carte actuelle et une carte ancienne de Tôkyô. Et c’est le départ à pied vers le premier point de visite.

Yasukuni-jinja

ALJ au Yasukuni

Nous arrivons au Yasukuni-jinja. Il s’agit d’un sanctuaire shintô. Il date de 1869 en hommage aux japonais mort pour l’empereur. Il rend maintenant également hommages aux soldats japonais morts entre 1868 et 1951. Ce sanctuaire est extrêment controversé en asie. Notament par la chine. En effet il glorifie les guerres du Japon et « déifie » en tant que martyre des criminels de guerre condamnés lors du procés de Tôkyô. Les visites des premiers ministres japonais (chef du gouvernement) provoquent généralement des remous importants dans les pays condamant le sanctuaire (Chine et Coré notamment).

Le sanctuaire comporte dans son allée centrale la première statue de type occidental. Celle du chef de guerre Omura Masujiro qui a tenu un rôle prépondérant durant la restauration Meiji.
C’est ici que Kenji nous initie au rite de purification :
Rituel de purification> Prendre une des « louches »
> La remplir d’eau
> Verser un peu d’eau sur une main
> Idem sur l’autre
> Mettre de l’eau dans le creux d’une main
> Purifier la bouche (on n’avale pas l’eau).
> Faire couler le restant d’eau le long du manche pour nettoyer
> Reposer l’instrument

EcoliersAprés être sortie du sanctuaire, nous reprennons la route. Tout d’abord un petit détour par les rives des douves du palais impérial. Prés de l’ambassade d’Inde. L’occassion de voir des cerissiers en fleur. On passe ensuite devant une école primaire. C’est la rentrée (l’année scolaire débute). Réunion d’accueil des nouveaux primaires. C’est l’heure de la sortie de midi et l’on rencontre pleins d’écoliers (que des garçons) en uniforme.

 

Tôkyô Daijingû

Daijingû

On arrive au second point de visite : Le Tōkyō Daijingū. Il s’agit d’un lieu de culte lié à Ise-jingû. Il est lié à l’amour et au mariage. C’est en ce lieu que le futur empreur Taishô se marie le 3 mars 1901. La cérémonie est mise en place spécifiquement pour cette occasion. Elle se développe par la suite et devient la norme au Japon.
Prédictions Hélène et ACC’est un tout petit sanctuaire. Il se visite rapidement et l’on s’occupe plus particulièrement des objets de prédictions/voeux/porte-bonheur que le temple propose … surtout dans le domaine de l’amour. Hélène et Anne-camille en profite pour se faire traduire par Kenji des prédictions qu’elles achètent sur place.
Mariage ShintôNous avons la chance de voir sortir de la salle des mariages (dont l’entrée ne nous est pas permise), une procession. Avec des prêtres Shintô, une miko (servante dans un temple), le couple se mariant et des invités. La procession est solennelle. Les prêtres jouent une musique pas vraiment enjouée avec une flute traversière fue et un shô (orgue à bouche japonais). La mariée était en robe blanche sobre avec un grand chapeau blanc circulaire. Le marié était en kimono..

Repas sukiyaki

Sukiyaki

A table pour le SukiyakiEnsuite le repas ! Kenji nous a emmené dans un restaurant typique ou nous avons mangé dans une grande salle à notre usage. Petite particularité : Tatamis et table base. Ouch ! Kenji nous a expliquer les règles de bienséances. Notamment le positionnement et le rôle dévolu en fonction du rang social et de la situation : client, patron, employé, organisateur, … .
Nous avons eut droit à du sukiyaki. Servit dans un grand bol, le fond est constitué de riz et le dessus de plein de petites choses : poulet sauce teryaki, champignon, omelette, tofu, … . Avec cela, une petite soupe miso bien-sur. De petit oeufs colorés flotés dans la soupe. Tout cela accompagné de thé bien sûr. En desert nous avons eut un genre de gelé anglaise. Parfumée au citron, peu sucrée mais trés rafraichissante.

Kan’ei-ji et Tennoji

Kan'ei-jiNous reprenons les transports en comun et changeons de quartier. Nous partons au nord-est. Nous visitons le Kan’ei-ji (Tōeizan Kan’ei-ji Endon-in) prés du parc Ueno. C’est un temple bouddhiste. Le parc est l’occasion de quelques photos avec ses cerisiers en fleur. Curiosité amusante du temple. Une pierre à la mémoire d’insecte. Et oui c’est le dessinateur Masuyama Sessai pour s’excuser du nombre d’insectes qu’il a dû tuer pour ses croquis.
Ancienne boutique de sakéReprise de la route et passage par la reconstitution d’une ancienne échope à saké. Il s’agit d’une extension du musé de Shitamachi (la ville d’en bas) à Taito-ku. Toujours sur la route, nous passons par un grand cimetière pour se rendre dans un nouveau temple : le Tenno-ji. Un petit temple bouddhiste avec un petit jardin trés agréable. Aprés la marche et avec le temps qu’il faisait, je pense que beaucoup aurraient aimé y faire la sieste ;-).

Tennoji

Tennoji

Nezu-Jinja

Et départ pour le dernier temple. Nous parcourons la Yanaka Ginza. C’est une ancienne rue commerçante. J’y trouve une « queue de chat » (une madelène bicolor qui ressemble à une queue de chat). Sur la route achat de Taiyaki (biscuit à la pate de haricot rouge en forme de poisson – Tai veut dire dorade).

Arrivé au plus ancien sanctuaire de Tôkyô : le Nezu-Jinja. A l’entrée de ce derniers quelques stands. Notamment d’okonomyaki. Ce temple était intéressant pour son chemin de torii. Le pavillon en lui-même est trés décoré et doré.

fin de journée

Nous laisons ALJ partir et restons un instant dans le quartier. Objectif : boire un petit quelque chose et se reposer les pieds. Objectif atteint grace à Céline qui nous déniche un petit troquet fort sympatique. Nous avons passé la soiré dans un restaurant prés de l’hotel. Restaurant qui nous a fait peur dans un premier temps ! En effet il fallait retirer ses chaussures, la crainte de manger assis sur le sol s’est bien fait ressentir. Heureusement on nous a installé dans une petite salle possédant un trou sous la table. Ainsi même en étant sur des tatamis, nous étions assis correctement. Nous avions même des dossiers. Comme particularité du repas je note le plat de sushi pour 4 de Laurent et Philippe 😉 ainsi que mes étranges brochettes de poulets (brochette de peau, de cartilage, … ), du saké chaud 😉 et de belles glaces dont le fond était pleins de … céréales soufflées.

10 avril : Yogi et Harajuku

Le parc Yoyogi

Offrande de saké à Yoyogi

Offrande de saké

Nous n’allions pas très loin ce jours-là. A quelques stations de Yamanoté vers le sud. Le parc Yoyogi. Nous n’étions pas un dimanche aussi pas de GothLoli à l’entrée du parc. Ce dernier toujours aussi agréable qu’en 2007. Voir même un peu mieux car il faisait plus chaud. Nous y avons retrouvé nos repères : Les offrandes (tonneaux vides de saké et de vins français), les larges allés et les énormes toriis. Nous avons de nouveau visité la partie payante des jardins du temples. C’était beaucoup plus fleuris que la dernière fois (c’était début mars). Par contre la maison de thé était encore fermée.

Carpe dans le lac du Meiji-jingu

Carpe dans le lac du Meiji-jingu

Pavillon du thé dans les jardin de Meiji-jigu

Pavillon du thé dans les jardin de Meiji-jigu

 

TanukiNous nous promenions donc dans les petites allés ombragées et fleuries quand nous eûmes une très agréable surprise: Un tanuki. Sur le bord du chemin, se baladait très sereinement un chien viverrin autrement appelé tanuki. L’animal mythique du folklore japonais. Nous étions à quelques mètres de lui et cela le laissait complètement indifférent. Il a traversé tranquillement le chemin en faisant des pauses. Il était bien entendu criblé de photos. Au bout d’un moment, nous avons continué notre promenade jusqu’à la source et au retour, il était encore là ! Bien entdendu je vous enjoint vivement à lire l’article qui lui est consacré (le tanuki).

Meiji-jingu

MikoArrivé au temple : Meiji-jingu. On en profite pour réviser notre rituel de purification. Le temple est toujours aussi impressionnant. Par contre le ciel blanc ne rend pas très bien sur les photos.

Cette année, il y avait une exposition d‘Ikebana. Nous ne nous attardons pas au temple et regagnons la ville.

Harajuku

Arigatô Starbuck

Omote-Sando avec l’Oriental Bazar et Harajuku, voici de quoi se plongé dans le mode tokyoïte moderne. Après avoir chercher avec beaucoup de difficulté un restaurant sans file d’attente interminable, nous plongeons dans Harajuku. Etait-ce l’heure, le jour ou le moment de l’année ? Je ne sais pas mais cela nous a paru bien vide. Où étaient les échoppes colorées et surtout les Japonais et Japonaise habillé à la mode d’Harajuku ? Wakarimasen !  Bon il y avait bien quelques magasins colorés mais je m’attendais à mieux. La faute à pas de chance je suppose. Dans un Starbuck Cofee, je tombe sur une serveuse qui me parle en français 😉 Elle revenait d’un voyage en France. Nous sommes ensuite redescendu un peu déçu vers Shibuya.

Harajuku

11 avril : Akihabara et Ikebukuro

Akihabara

Un méca dans la station d'HakihabaraAujourd’hui nous commençons par prendre ka direction d’Akihabara, histoire de faire un passage dans le Japon geek. Nous avons été mis dans le bain avant même de sortir de ka station de métro. En effet on y a croisé une réplique taille humaine d’un méca (robot de combat) tout droit sortie d’un manga.

Katsudon

Nous avons également expérimenté un restaurant de salaryman directement dans la gare. C’est un espace avec plusieurs comptoirs de restaurant partageant un ensemble de table/chaise. Chacun commande où il veut et on se retrouve au centre pour manger … ou pas ! En effet difficile de trouver une place pour un groupe. Nous avons dû nous séparer. Certains ont pris un curry. Moi : un katsudon, miam !

AkihabaraEnfin dehors. Le quartier d’Akihabara fait très Hi-Tech. Partout des magasins d’appareils et de composants électroniques. Bien sûr devant nous se dressait l’énorme Yodobashi que nous avons forcément visité. Mais le quartier en lui-même est très curieux. Notamment de petites ruelles étroites rappelant les souks que l’on trouve dans les pays du Maghreb mais avec des diodes et des résistances à la place des épices.

 

Nous sommes également passé au Mandarake avant de passer au retour devant le Gundam Cafe et le AKB48 Cafe & Shop.

Ikebukuro

Cinéma SunshineBoutique dans le Sunshine CityNous sommes de retour dans le quartier de l’hôtel. Mais de l’autre coté. C’est un univers très différent qui nous attends à Sunshine City. Il s’agit d’un gigantesque complexe de trois énorme immeuble. L’ensemble forme une ville dans la ville. On y trouve de tous. Des magasins par centaine, des bureaux, des restaurants, une salle de spectacle et même un aquarium et un planétarium.

Lycéens sur les toits du Sunshine City

YakinukuYakinikuBon c’est très gentil ça mais c’est juste du shoping. On n’est pas là pour ça mais pour manger 😉 . Nous sommes aller dans un yakiniku. Appelé aussi « barbecue Coréen », c’est un restaurant où l’on cuit soit même les aliments que l’on commande sur un grill au gaz situé dans (sous) la table. Il s’agit de viandes, de poissons et de légumes en marinades. C’est excellent. Nous y avons très bien mangé. Dommage que ce soit un peu cher.

12 avril : Le marché de Tsukiji et le musée Edo-Tôkyô

Une journée avec 2 visites prévues. Le matin un tour au marché de Tsukiji et l’après midi pour changer des temples, nous visitons un musée. Celui d’Edo-Tökyô.

TsukijiLe marché de Tsukiji est le plus grand marché de poisson du monde. Niché au cœur de Tôkyô, en bordure de mer, il est malheureusement destiné à déménager en mars 2016 (Au moment d’écrire cet article. En effet face à l’opposition, la date à tendance à se décaler). Le plus intéressant dans ce marché est la vente aux enchères de thons rouges. Mais pour cela, il faut y être à l’ouverture (vers 5h30 du matin). De plus les touristes n’y sont pas forcément les bienvenus car ils ont tendances à gêner les professionnels. Nous nous y sommes rendu … en milieu de matinée. Restaurant comptoirEt oui, il faut bien se reposer un petit peu. En fait nous avions 2 objectifs : La dégustation de sushis et les boutiques du quartier. Autour du marché, se trouve un quartier remplit de petites échoppes et c’est très agréable de s’y promener même s’il peut parfois y avoir beaucoup de monde. On y croise également toutes sortes de petits restaurants. Si petits qu’il s’agit parfois d’un simple comptoir donnant sur la rue.

Restaurant de sushisNathalie et moi n’étant pas fan de sushi, nous avons mangé dans un restaurant un peu plus loin. J’y est pris du porc frit sur lit de pousses de soja frites. C’était très bon. Le reste du groupe est entré dans un petit restaurant de sushi. Quoi de mieux que les abords de Tsukiji pour déguster des sushis hyper frais.

 

 

Tsukiji Hongan-ji Dans la rue, un peu avant le marché aux poissons nous sommes tombé sur un curieux bâtiment de style très oriental. Du fait des enfants jouant à « un, deux, trois soleil » et à ce qui ressemblait à une photo de classe, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une école. C’est en réalité le Tsukiji Hongan-ji. Il s’agit d’un temple bouddhiste. Lieu de pèlerinage.

 

Nous sommes ensuite partis en transport en commun pour le quartier de Ryôgoku. Station de métro à côté du Ryôgoku Kokugikan (両国国技館). Un grand hall de sport accueillant notamment les tournois de sumos. Détail amusant, nous avons longer entièrement le bâtiment qui était bordé de vélos. Des centaines … avec quasiment aucun antivol.

Musée Edo-TôkyôNous étions là pour visiter le musée Edo-Tôkyô. Il s’agit d’un musée comportant des objets et surtout des maquettes du quartier avec le nihon-bashi à divers époque.

J’ai trouvé cela très intéressant. Même quelqu’un qui n’est pas intéressé par les musées ou un enfant peut trouver cela intéressant pourvu qu’il n’y passe pas des heures.

 

Nihon-Bashi

Pour finir la journée, repas chinois.

13 avril : Nokogiri

Kanaya

Une grosse journée nous attendait. En effet nous allions faire une excursion en dehors de Tôkyô. Au mont Nokogiri pour être précis. C’est à dire presque à la pointe Sud de l’autre coté de la baie de Tôkyô (préfecture de Chiba). Nous partons tôt le matin en transport en commun (métro, train et bus) jusqu’au port de Kurihama qui se situe sur la petite péninsule qui forme le sud ouest de la baie de Tôkyô. Là nous embarquons sur un bateau pour traverser la baie jusqu’à Kanaya. C’est déjà la fin de la matinée et nous allons de suite prendre une collation dans un restaurant de produit de la mer très logiquement appelé  « The Fish » ;-).

Après ce repas anticipé, nous prenons le téléphérique pour nous rendre au mont Nokogiri lui-même (environ 400 mètres). Mais ce n’est pas la fin de l’aventure, en effet il nous faut marcher encore un moment avant d’atteindre l’entrée du Nihon-Ji. Il s’agit d’un vaste sanctuaire dans la montagne. Par vaste, j’entends que tout n’est pas au même endroit et qu’il faut marcher pour le mériter.

Nokogiri

Bas relief de la déesse Kwanon.On commence par une représentation de la déesse Kannon (c’est d’elle que les appareils photos Canon tirent leur nom). C’est un bas relief de 30 mètres de haut sculpté dans d’anciennes carrières.

Après un nouveau parcours à pieds, Promontoire à Nokogirion arrive au temple en lui-même. Il est constitué de pavillons vendant des articles de temples, d’un grand encensoir et d’un grand Bouddha en pierre. Il s’agit de Yakushiji Nyorai, le Bouddha de la guérison. C’est l’un des plus grands du Japon. Il est beaucoup moins fréquenté par les Tokyoïtes que celui de Kamakura. En effet, il faut le mériter en arrivant jusque là.

 Yakushiji Nyorai

Yakushiji Nyorai

Après quelques photos on redescends via le téléphérique et on ne rentre pas tout de suite. En effet, l’excursion n’est pas terminée. Après l’effort, … le onsen (oui, ça ne rime pas). Nous nous rendons dans un ryokan (une auberge traditionnelle) pour un accès au onsen. Il s’agit d’un bain public alimenté par des eaux thermales à 40°C. Pour commencer on se déshabille intégralement dans un vestiaire (les bains ne sont pas mixtes évidement). On passe ensuite dans la salle du bain. Sur le côté on se lave sur de petits tabourets en bois avec une douche (et des baquets pour ceux qui veulent faire authentiques). Une foi propre, on peu entrer dans le bain. Il y en a 2 : un bassin avec l’eau à 40° et un avec de l’eau froide (température ambiante je suppose). On reste quelques minutes (une dizaines) et on en ressort tout rouge. Mais cela fait du bien. Les muscles bien éprouvés par la marche en montagne se sont bien dénoués.

Retour en ferry à la nuit tombante.

Le voyage – Depuis Hakone

14 avril : Hakone

Le las AshiLe lendemain marque la fin de la première partie du séjour avec le départ du Tôkyô. Nous prenons la route pour Hakone sans savoir que nous allions voyager pendant presque toute la mâtiné. Pendant ce temps nos bagages seront acheminés à Kyôto.  La route est longue est fatigante mais en fin de mâtiné donc nous finissons par arriver au lac Ashi dans la vallée des 5 lacs.

C’est la région du mont Fuji.

Torii du Hakone-Jinja

Hakone-JinjaKyudoNous commençons par la visite d’un temple … pour changer. Il s’agit du Hakone-Jinja, un sanctuaire shinto fondé au 8ème siècle. Il est célèbre pour son torii dans la lac qui offre une vue magnifique avec le mont Fuji en arrière plan. Ce jours là, le temps n’était malheureusement pas assez clair pour voir Fujisan. Nous avant pût également voir des personnes s’entraînant au Kyudo (la voix de l’arc).

Fontaine de purification

Après cela, nous avions temps libre pour aller manger. Au lieu de suivre les autres, nous choisissons une petite gargote qui, il faut bien l’avouer, nous a un peu fait peur. Mais en fait la patronne était une petite vielle Japonaise très courtoise (pléonasme !) qui nous a servit un repas excellent accompagné de bière. C’est très agréable de pouvoir gouter à ce genre de cuisine à l’ancienne.

ÔwakudaniPour l’après-midi, nous traversons le lac dans un ferry grimé en ancien bateau mélange Japonais de tous les styles occidentaux. Nous prenons de nouveau le téléphérique pour aller à Ôwakudani, la vallée des vents bouillonnant. C’est une zone géologiquement active. De petites fumerolles s’échappe du flan de la montagne un peu partout. TamagoAprès une courte grimpette, on se retrouve à la fabrique de Tamago. (Oui comme la tortue de Love Hina qui tire son nom de là). Ce sont des œufs durs cuits dans l’eau soufrée. Ils sont tout noirs et pas vraiement appétissant surtout à cause de l’odeur d’œuf pourri que le souffre répand dans l’atmosphère.

Chambre du RyokanDernière étape de la journée, le ryôkan. Une fois arrivé, dans notre chambre, on découvre un intérieur japonais traditionnel. Avec les lits (des matelas malheureusement) sur une zone en tatamis, un kotatsu électrique avec le nécessaire à thé. Onsen privatifEt un balcon avec onsen privatif. A 42°C s’il vous plaît. Toujours prêt à l’utilisation. Bien sûr nous en avons immédiatement usé. Nous avons ensuite revêtu un yukata (Kimono d’intérieur) fourni par l’hôtel pour nous rendre au repas. Celui-ci était constitué par une fondue aux légumes. Et puis dodo !

Repas au Ryokan

Le voyage – Depuis Kyôto

15 avril : Arrivé Kyôto et spectacle culturel

Eki-bentoLe lendemain matin, après un petit tour dans le onsen privatif, départ pour Kyôto. A la gare j’ai pû m’acheter un eki-bento. Depius le temps que j’en entendais parler, j’ai sauté sur l’occasion. Et sa réputation n’est pasFujisan surfaite, c’était très bon. Depuis le Shinkansen (le « TGV » Japonais)  nous avons aperçu le mont Fuji. Oui « aperçu », c’est le bon terme 🙁 .

J’espère le voir mieux une autre fois. Et peut-être en faire l’ascension.

Arrivé à Kyôto, une mauvaise surprise nous y attendait. En effet notre groupe de 6 personnes était réparti dans 2 hôtels différents (mauvaise gestion d’ALJ pour une foi). Et dans Kyôto les transports en commun c’est quand même moins pratique qu’à Tôkyô. Aussi l’organisation en a-t-elle pâtie et c’était franchement moins sympa. Une foi nos affaires déposées à l’hôtel, nous nous sommes rendu à Teramachi. Il s’agit d’un ensemble d’artères commerciales couvertes qui font un peu office de marché permanent. C’est ici que les restaurateurs viennent faire leurs achats.

La découverte de Kyôto continue et notre guide Tadashi nous emmène faire un tour dans Gion, l’ancien quartier des geikos (Nom des geishas de Kyôto). Nous nous y sommes promené en découvrant des lieux sentant bon l’autrefois, quelques cerisiers et des Japonais et Japonaise en Kimono.

GagakuLe soir, nous avons assisté à un spectacle culturel. Sous ce nom se regroupe en fait de petites séquences d’arts traditionnels japonais. Le premier tableau était constitué d’une cérémonie du thé et d’Ikebana (art de la composition florale). Nous avons ensuite eut droit à de la musique traditionnelle Gagaku. Il s’agit de musique de cour. C’est très aigu et plaintif. Personnellement je n’ai pas très apprécié. Par contre le danseur avait un magnifique costume de lion.

Kyogen - Serviteur au baton essaie de boire le sakéAprès cela une pièce de théâtre kyôgen. Il s’agit  d’une courte pièce amusante jouée entre les pièces de nô. En l’occurrence un riche personnage veut aller à une soirée mais à peur que ces 2 domestiques n’en profitent pour boire son saké. Aussi emploi-t-il la ruse pour les ligoter. Pendant sont absence ces derniers cherchent le moyen de boire le saké malgré tout. Même sans comprendre le japonais c’est très amusant à regarder grâce au jeux des acteurs et à leur mimiques exagérées.

La quatrième partie est composée de 2 danses fait par une geiko (ou peut-être une maiko, je ne sais pas).

Kyomai

Le spectacle se termine par une pièce de bunraku . Il s’agit de grandes marionnettes animées par plusieurs marionnettistes habillés en noir).

16 avril : Les plus beaux temples de Kyôto

Le 16 avril, nous avons rendez-vous avec ALJ pour un moment très attendu du voyage. Il s’agit d’un circuit faisant le tour de quelques uns des plus beaux temples de Kyôto ou en tout cas des plus connus. Le circuit se fait avec un minibus aussi pas de perte de temps dans les transports en commun. Ce qui a Kyôto est plutôt une bonne chose.

Ryôan-ji

Ryoan - SakuraLe premier temple est le Ryôan-ji, le temple du repos du dragon. Ce temple est célèbre pour abrité le plus fameux jardin sec du Japon. Arrivé au temple, on commence par se déchaussé et l’on traverse un pavillon à la japonaise avec différents objets exposés. Dont une maquette du jardin avec quelques explications. On arrive ensuite au jardin proprement dit. C’est une cour fermée ou l’on trouve 15 pierres symbolisant des îles et un parterre en gravillons ratissés figurant la mer. Il est dit qu’où que l’on se place, on ne peut apercevoir les 15 pierres simultanément. Bien sûr on ne marche pas dans ce jardin. On se trouve sur un ponton en bois qui est le bord du pavillon. Il faut rester là un moment à contempler le jardin avant que sa sérénité ne nous gagne. Ce temple à également un petit étang et un jardin plus classique. Nous étions à la période des cerisiers en fleurs et une partie du jardin est spécifiquement dédié à cela.

Rokuon-ji (Kinkaku-ji)

Kinkaku-jiLe Rokuon-ji, Temple impérial du jardin des cerfs est plus connu sous le nom de Kinkaku-ji. Ce nom provient de son pavillon d’or Kinkaku. Il s’agit d’un magnifique temple couvert de laques très chers, elles même recouverte de feuilles d’ors. Ce pavillon a par le passé entièrement brulé. Il avait été incendié par un moine devenu fou. A son sommet on peut voir le phénix d’or des Ashikaga (ligné de shoguns). Il fût d’abord construit comme villa dans un ‘lieu exceptionnel’ pour contenir des reliques bouddhistes. Conformément aux vœux de Yoshimitsu Ashigata (le commanditaire), il fût à sa mort converti en temple pas son fils.

Kinkaku-ji - Phénix symbole d'AshikagaLe pavillon d’or est l’une des première vues que l’on a du temple. Il se trouve face à nous de l’autre côté d’un petit lac. Il se reflète dans ce lac, formant alors sa plus célèbre représentation (à différentes saisons). Malgré qu’il soit encore tôt les touristes grouillent déjà sur la berge pour prendre la célèbre photo (je suppose que maintenant ils s’y prennent en selfie). On progresse ensuite autour du lac et dans un jardin arboré et étager donnant différentes vues sur le Kinkaku. A mon avis le Kinkaku-ji n’a pas volé sa réputation et il est vraiment magnifique. Dommage que l’on ne puisse pas visiter l’intérieur.

Jisho-ji (Ginkaku-ji)

Ginkaku-ji -jardinsAprès l’or, nous avons visité l’argent. Le Ginkaku-ji, pavillon d’argent qui s’appelle en réalité Jisho-ji. On retrouve à son sommet le phénix des Ashikaga. Il a en effet été construit par le petit-fils de Yoshimitsu (qui a construit le pavillon d’or). Vous trouverez dans les références sérieuses qu’il devait à l’origine être couvert d’argent mais que des difficultés financières liées à la guerre ne l’on pas permis. Notre guide, Tadashi nous a raconté une version bien plus poétique. Le temple devrait son nom au reflet de la lune dans l’étang et sur la plage ratissée depuis le point de vue de la chambre de Yoshimasa Ashikaga. Un peu moins connu et un peu moins impressionnant que le Kinkaku-ji, il est cependant plus grand et la disposition des éléments construits, des pièces d’eau et des jardins donne une empreinte mystérieusement poétique.

Se balader dans ses jardins est très agréable. La présence des pièces d’eau, d’eau vive et le passage permanent dans des zones ombragées est vraiment très plaisante.

Soba au thé vert machaGlace au kinakoLa matinée achevée, nous avons droit à un repas dans un petit restaurant improbable proposé par notre guide. Nous avons pût y gouter à 2 plats particuliers. Tout d’abord un bouillon de soba maison au thé vert. Même si je ne suis pas fan, je doit reconnaître que c’était original. Ensuite une glace au kinako maison. Le Kinako est une poudre de soja grillée. Si la glace au kinako semble relativement courante au Japon, il y a un monde entre la version industrielle et celle-ci. Ca m’a fait penser aux barres snikers glacées.

Le Kiyomizu-dera

Kiyomizu - Jishu-jiKiyomizu - Jishu-ji - une des 2 pierres de l'amourOn continue et termine le circuit avec le complexe de temple Kiyomizu-dera. On y trouve un ensemble de pavillons et pagodes. Je vais vous parlez de 3 structures en particulier. Tout d’abord le Jishu-jinja dédié à l’amour et aux rencontres. Dans son enceinte, on trouve 2 pierres sur le sol. Les Japonaises essaient de rallier l’une de ces pierres depuis l’autres en ayant les yeux fermés. Si elle y arrive elle est censé faire une rencontre. Si elle doit se faire aidé oralement par des amies, la rencontre se fera mais avec un intermédiaire.

Kiyomizu-deraLe second est le temple qu’on appelle plus particulièrement le Kiyomizu-dera. Il est connu pour sa terrasse en apique de 15 mètres. L’équivalent japonais de l’expression « se jeter à l’eau » est « se jeter du Kiyomizu-dera ». Même si la légende dit que l’on peut en sauter sans craindre de se blesser, cette pratique est défendu car le taux de survie n’est en réalité que d’environ 85%. Aimant beaucoup la série Love Hina de Ken Akamatsu, je me doit de signaler qu’on vois très bien se temple dans le voyage que font Keitarô et Naru après leur échec au concours d’entrée à Todaï.

Kiyomizu - Otowa-no-taki

Enfin, en contrebas, on trouve une source dont l’eau aurait des bienfait sur la santé, les relations et … la réussite scolaire. C’est de cette source que le temple tient son nom (eau pure).

Une journée bien remplie avec plein d’images dans la tête. On termine en déambulant dans le quartier proche du dernier temple. Avec un petit passage à la boutique Ghibbli du coin 😉 et un bon repas dans une izakaya.

17 avril : Osaka by night

Ce jour-ci, une autre animation ALJ mais seulement en soirée. Cela nous permet de prendre un peu de repos. Petit passage par Teramachi puis balade dans le quartier de la gare.

Façade du restaurant où l'on a mangéArrive enfin le soir et notre guide nous emmène en train à Osaka. C’est sa ville natale et il nous balade dans plusieurs quartier en prenant le métro entre chaque. Nous avons ainsi pût voir Grand Front Osaka,  Osaka Shinsekai (tout était fermé à cette heure), la tour d’Osaka, le quartier des restaurants (dont j’ai malheureusement oublié le nom), Ebisu-bashi (connu comme le quartier de la drague) et Dotonbori.

Osaka tower depuis Osaka ShinsekaiOsaka est une ville très animée où les gens laborieux en journée aiment se détendre le soir. C’est pourquoi les gens d’Osaka sont réputés comme un peu plus … comment dire …. extravertis. C’est également un haut lieu de la gastronomie Japonaise. Nous y avons mangé des brochettes de « trucs » frits. Par « trucs », j’entend un peu de tout : viande, légume, œuf, … 12 variétés par personne. C’était très bon. Cela avait un goût de trop court et il faudra y retourner.

18 avril : Arashiyama &  Karaoké

Otagi Nenbutsu-ji - StatuesLe dernier jour est de nouveau une activité proposé par ALJ. Il s’agit d’une excursion sur les bords de Kyöto. A Arashiyama (La montagne tonnerre) plus précisément. Cela commence par un temple, le Otagi Nenbutsu-ji, peuplé de centaines de statues différentes.Otagi Nenbutsu-ji - Statue Disposée en rang par-ci par-là. La plupart sont couverte de mousse. Mais en regardant de plus prés ces antiques statues, on aperçoit des éléments étrangement modernes. En effet que viennent faire sur de vielles statues, une raquette de tennis, des gants de boxes et autre artefact de notre civilisation moderne. En réalité ces statues ne sont pas vielles. Elles ont été réalisées par les villageois. Leur nom est d’ailleurs gravé au verso.

Artisanat en cocon de vers à soieEn nous rendant au temple suivant, nous tombons sur de vielles femmes au bord de la route à côté d’un long présentoir vitré. A l’intérieur on peut voir de curieuses maquettes. Elles sont réalisées à partir de cocon de vers à soie. Ces dames nous invite à gravir un sentier pour visiter leur boutique. Elles sont très sympas et nous propose du thé, des bonbons au thé et nous offre de minuscule origami. Je joue avec elles à un petit jeu : Elle me désigne un groupe d’animaux réalisés à partir de cocons de vers à soie et je dois leur donner le nom en Japonais. Mortes de rire quand je me trompe (j’ai confondu souris et chat). Certains d’entre nous achète quelques créations.

Gio-Ji - Jardin de moussesNous repartons au grand soulagement de notre guide qui commençait à se demander si nous allions y passer la journée. Nous arrivons dans un nouveau temple, le Gio-ji. Il possède une légende. Une histoire d’amour entre un commandant militaire et 2 danseuses qui aurait mal tourné pour celui-ci. Gio-Ji -Réincarnation suposée de GioLa première danseuse Gio serait réincarnée dans un chat blanc … que bien sûr nous avons croisé. Ce temple est joli est possède un beau jardin de mousses.

 

Retour vers le centre de Arashiyama pour le repas en passant par une forêt de bambous. Après le repas nous avons pris une glace dans l’un des meilleurs glaciers. A faire si vous êtes dans le coin.

Arashiyama - Forêt de bambou

Tenryû-ji - Jardin SogenEnfin, le dernier temple. Il s’agit du Tenryû-ji. L’un des temples principaux de Kyôto. Il utilise la méthode d' »emprunt ». C’est à dire qu’on ne sait déterminer du regard ou ses jardins s’arrête et où commence la montagne. Ce parc est d’ailleurs gigantesque avec de très nombreuse variétés florales.

 

 

De retour à Kyôto, nous avons été invité par d’autres ALJistes à un Karaoké. Ils avaient également invité notre guide. Heureusement d’ailleurs car sans lui, nous ne nous en serions pas sorti. Pour une somme très raisonnable, nous avons eut droit à une pièce avec des canapés rouges, des spots, des boules a facettes, une scène et plein d’écran de télé.

Voilà, ainsi s’achève ce voyage au Japon 2013. Bien entendu je n’ai qu’une envie : y retourner.

En savoir plus

> Sensô-ji & Asakusa-jinja
> Le tanuki
> Nokogiri et le Nihon-ji
> Wikipédia : Yasukuni-Jinja
> Wikipédia : Tôkyô Skytree
> Wikipédia : Meiji-jingû
> Wikipédia : Musé Edo-Tôkyô
> Wikipédia : Tsukiji
> Wikipédia : Hongan-ji
> Wikipédia : Ryôan-ji
> Wikipédia : Kinkaku-ji
> Wikipédia : Ginkaku-ji
> Wikipédia : Kiyomizu-dera
> Wikipédia : Kokugikan
> Wikipédia : Gion